Campagne électorale à Bandol : rythme et forme

Retour 6 ans en arrière. A cette époque, l’agitation politique n’était pas plus intense qu’aujourd’hui à 5 mois d’une nouvelle élection municipale, avec, essentiellement visibles, les débats qui avaient lieu sur le blog de Jaxx (blog aujourd’hui fermé) : un de ses articles qui avait repéré les prémices d’un site de campagne avait spontanément rassemblé les premiers commentateurs online de la vie politique locale, alors que Bandolais.fr balbutiait à peine. On connaissait déjà les acteurs du futur scrutin, mais la campagne électorale n’avait pas encore véritablement démarré.

5 mois avant le vote de mars 2014, comme la dernière fois, on connaît à peu près les acteurs volontaires pour jouer les têtes d’affiches. Mais une seule équipe a lancé une campagne déjà structurée dans ses moyens : Bandol Passion a son site web, sa permanence de campagne, des tracts qui circulent, et nouveautés de 2014, comptes Twitter et Facebook qui ont naturellement rejoint l’arsenal de communication : la vulgarisation des outils de l’internet est passée par là. On peut même les croiser en ville en groupes, faisant le tour des commerces pour faire connaître leur équipe et démarche.

D’autres équipes ne laissent pas de doutes quant à leurs intentions : de Vigilance et Vérité à Bandol à Bandol Bleu Marine, certains affirment depuis déjà un moment leur volonté de participer directement à la bataille, sans en avoir encore actionné tous les codes et outils. D’autres ne nous éclaireront que plus tard sur leur implication précise :

  • Bandol 2014-2020 plaide pour l’instant pour un pacte de rassemblement (posture ou humilité?),
  • l’ancien Maire François BAROIS n’a pas dit s’il souhaitait (peu probable) tenter une revanche (très hasardeuse) ou s’il soutiendrait quelqu’un,
  • Michel SAUZET candidat en 2008 et qui se montre beaucoup lors des conseils ne semble pas parti pour reprendre la direction d’une équipe,
  • le socialiste Christian DELAUD qui avait annoncé une officialisation de ses projets en septembre reste pour l’heure muet (ce qui l’éloigne progressivement de la liste des partants attendus),
  • Frédérique CONNAT n’a pas réactivé ni remplacé son éphémère association Bandol en @ction, en tous cas mène un campagne qui ne se donne pas encore toute l’ampleur qui pourrait sembler nécessaire,
  • Marcel BOGI qui rêve de se lancer à nouveau dans le rôle titre s’active d’abord à réduire le nombre des prétendants, sans savoir encore s’il nous refera le coup de la couillonnade de l’homme de paille façon 2008, ou s’il parviendra à absorber ceux qui dans cette liste jetteront l’éponge et préfèreront se rallier à lui, faute de forces suffisantes pour jouer leur chance en croyant qu’il en a plus qu’eux (mais pour conduire il ne faut pas regarder que dans le rétroviseur).

Car une chose est sûre : cette liste non exhaustive est actuellement trop longue pour que les opposants aient vraiment une chance de vaincre le maire en place (la prime au sortant garantit un plancher qu’on peut estimer vers 30% des votes à Bandol avec pour référence le score de François BAROIS en 2008). Faute d’un leader qui s’impose naturellement aux autres, tous ces candidats risquent chacun d’emporter une part significative du gâteau du premier tour, sans qu’aucun mette immédiatement en danger celui que tous veulent renverser. Et on sait qu’en quelques heures, les négociations d’alliance de second tour sont compliquées et un peu bâclées sur le fond et la forme. Bref, ça négocie dur en coulisses, et TOUS sont concernés, où qu’ils en soient de leur engagement vers mars 2014.

Cela dit, les premières maladresses apparaissent déjà.
Bandol Passion qui s’est présentée la première sur la ligne de départ m’a fait m’esclaffer avec un communiqué de presse la semaine dernière, que j’ai reçu avec le titre :

« Bandol Passion lance le débat autour de la réforme des rythmes scolaires »

En aucun cas!!! Et le communiqué (ci-contre), comme l’article sur leur blog ne reprend d’ailleurs heureusement pas cette idée de LANCER le débat…
Car ce débat national fait du bruit depuis des mois. Au niveau municipal il est lancé depuis la fin du printemps. Que c’est Carine PINET qui dans tous les médias est  porteuse de cette thématique et d’un discours contre la décision municipale d’appliquer la réforme dès la rentrée 2013. Que cette dernière affiche une proximité évidente avec Frédérique CONNAT (qui la soutient publiquement via sa page Facebook) et non de Bandol Passion.
Ensuite parce qu’un forum dans la permanence de campagne d’une équipe candidate a peu de chance de donner toute l’envergure souhaitable à ce qui pourrait s’appeler un débat municipal (mais je ne suis pas allé vérifié samedi sur place).

Bandol Passion va tenter de faire de ce sujet un motif d’échanges avec les bandolais qui s’intéresseront à son équipe et à son projet, viendront les voir, mais non, Bandol Passion ne « lance » ni ne lancera le débat sur la réforme des rythmes scolaires. Politiquement c’est aussi un coup joué là par le parti dont Laetitia QUILICI est responsable local (UMP) qui use de ce sujet polémique au niveau national contre le gouvernement en place (et localement ici, contre la majorité en place).
Bref, ni dans les faits, ni dans la forme, le fond de ce communiqué de presse ne suit la promesse de son annonce. Sur le coup, je n’ai pu m’empêcher de penser « récupération« , en pouffant devant un titre particulièrement gonflé., avant de constater que le descriptif était beaucoup plus mesuré et réaliste.

La récupération va être un enjeu de cette campagne.
Les associations se font déjà draguer, mais toutes les idées, tous les débats, tout le travail de réflexion des uns ou des autres va devenir l’objet de convoitise des écuries politiques qui s’engageront. Les idées neuves sont plutôt rares, et les autres rarement la propriété de quelqu’un. Tous les camps politiques vont tenter d’apparaître comme moteurs sur des sujets sensibles, porteurs, plus ou moins cruciaux pour l’avenir de Bandol.
Même (ou surtout) pour ça, décrypter la différence entre fond et discours, l’esprit critique de l’électeur devra s’exercer, et il conviendra d’aller consulter des sources variées pour se faire une idée en connaissance de cause, des mérites de chacun, et de son véritable engagement sur les sujets qui seront traités. Ce n’est pas facile, ni rapide à faire, mais c’est ce que la démocratie attend du citoyen : qu’il s’informe avant de voter. Bon courage.

F.M. – www.bandolais.fr





10 Commentaires

  • […] très calme et ne réagissant pas comme si les propos de Nicolas étaient agressifs. Et bien que Nathalie me dise qu’il ne faut pas faire de plans sur la comète trop tôt, je vous dirai simplement: prenez garde que l’avenir qu’il prévoit ne se réalise et […]

  • […] dit en direct aux personnes qui me semblent les mieux placées pour gérer notre commune. Quand Nathalie me disait chez Fred que ce n’était pas encore le moment de penser à des alliances, je ne lui ai pas répondu […]

  • […] de son site associatif historique, Jean-Paul JOSEPH rejoint Bandol Passion au nombre des équipes structurées en termes de moyens de communication, et qui abordent cette élection municipale avec l’intention […]

  • Merci Fred de nous parler du passé, je ne pourrai pas le faire moi-même.
    Aujourd’hui comme hier, Monsieur Palix profitant de l’avantage du maire sortant, ne pourra être élu au premier tour, (c’est déjà arrivé pour certains, mais ils étaient de très bons maires), à moins, à moins qu’il ne s’associe avec quelqu’un d’autre qui pourrait avoir le vent en poupe aujourd’hui et peut-être encore plus dans quelques mois si on en juge la tournure que prennent les événements politiques proches de chez nous.
    Il ne pourra pas être élu au premier tour à moins qu’il ne s’associe avec le PS, le FN ou peut-être les deux! Dans ce cas il passerait haut la main au premier tour !

    Nous serions encore une fois les précurseurs!

    En tout cas ce ne sera pas ni avec Monsieur Bogi, ni avec Madame Quilici, pas plus avec Messieurs Barois ou Sauzet!
    Quoi que!
    Pour conclure, ceux que je viens de citer ou du moins une partie d’entre eux, n’ayant pas compris que de s’unir pour proposer un projet commun citoyen était la solution pour changer de politique, nous envoient tout droit vers un deuxième mandat de Monsieur Palix.
    Je vous souhaite une bonne journée.

  • Je n’ai pas compris ton texte. C’est bien ou c’est pas bien de lancer le débat ?

    sinon sur le détail « publicitaire » il eusse fallusse qu’elle écrevisse :
    lance le débat … sur son blog …
    Ou inversement se lance dans le débat … (mais susse tété moins élégant).

    Mais je crois discerner dans ton approche comme une incitation à la sincérité.
    Plutôt qu’à la récupération souvent hâtive et souvent reçu ensuite en boomerang. Comme tous ceux qui cassent du sucre sur manuel Valls et qui sont contredis à 70 % pour les retours des enfants à la frontière et à 80 % pour le soutient à Manuel Valls. Depuis ils ont à choisir : soit virage à 180 ° pour aller dans le sens « des gens » , donc de l’électorat, soit faire de la surenchère pour « convaincre  » l’opinion publique ce qui est manifestement une vue de l’esprit. Ou encore : foutu pour foutu : simplement pour faire de la destruction de personne à titre gratuit (gratuit philosophique). Il semble qu’une majorité ait choisi cette voie, Valls étant emblématiquement l’homme à abatre. On remarquera que le front nationale se garde bien d’être les plus bruyant sur le sujet, preuve qu’ils maîtrisent bien leur stratégie.

    Si c’est bien ça ton idée je te rejoint parfaitement : de la sincérité bougre de bougre ! De la sincérité ! Si on veut toucher les gens c’est la méthode.

    Le clientélisme ça marche aussi à condition d’être sincèrement en prise avec le clientélisme comme Marcel par exemple qui a réussi à faire élire trois [personnes*] sans envergure mais parfaitement capables de dépenser notre argent un peu à la va comme je te pousse. Par contre et en toute sincérité nous devaons reconnaître que Marcel a toujours été sincère dans son approche de la politique, c’est pour ça que ça marche.
    Qu’après il se plante dans le choix de ses candidats, il faudrait aussi regarder du côté de l’électorat : on a les chefs qu’on mérite. Et c’est à chacun de savoir si le candidat de la « Marcel promotion » est le meilleur choix possible.
    La réponse est dans le débat d’idées et c’est là que le bât blesse car polémique n’est pas idée.

    ————————————
    * NDLR : le terme entre crochets remplace celui choisi par Patrick Lacaze dans son commentaire, qui était plus familier, et me paraissait connoté suffisamment péjorativement pour que certains puissent y voir de l’insulte. Et sachant que certains ne sont plus de ce monde, j’ai choisi de remplacer par respect pour leur mémoire…

  • @ Patrick,
    je pense que Fred voulait dire qu’il n’y a pas eu de lancement (pas de scoop) par rapport au thème déjà largement présent et au niveau National et au niveau local depuis quelques temps.

    @ Christian,
    avant de faire des pronostics, notre devoir citoyen va consister en l’observation, la compréhension voire l’interprétation des arguments des concurrents en lice. Mais pour ça encore faut-il que tous se soient déclarés et utilisent la panoplie complète du bon communiquant. Et tant que ce n’est pas fait, il est un peu prématuré de penser aux alliances possibles… On a encore un peu de temps d’ici Mars.

  • Ceci dit, la « récupération » est inévitable. On vote à Bandol, et Bandol c’est en France. Alors évidemment tous les thèmes classiques (éducation, sécurité, gabegie budgétaire, environnement…) seront abordés et « récupérés » [si on peut appeler ça comme ça]. On ne pourra pas ne parler que de la Médiathèque ou de la Maison DD.

    Mais, comme dit Fred, il faudra aller un peu plus loin que les slogans pré-mâchés et les guéguerres d’individus et faire l’effort de dégager l’intérêt de la commune dans les propositions qui vont s’affronter.

  • @ Patrick :
    tu as parfaitement compris mon texte.

    On peut vouloir s’inscrire dans le débat, participer à sa structuration. Mais on ne le lance pas quand d’autres sont actifs sur le sujet depuis des mois. Et on ne l’organise pas non plus dans un local de campagne…

    Par ailleurs attention à l’utilisation de thèmes au coeur de la politique nationale pour illustrer en parallèle des situations : je ferai le nécessaire pour que ce blog ne devienne pas un terrain de bataille relatif à la politique du pays.

    Sur le clientélisme, bien sûr que ça marche. Mais c’est contraire à mon idée de la politique qui doit servir l’intérêt général. Et la décence devrait pousser les candidats qui partagent cette conception à signifier clairement aux amateurs de pratiques clientélistes, qu’ils ne doivent espérer aucune alliance, qu’ils sont au coeur de la destruction du lien politique entre élus et citoyens, et qu’ils doivent retourner là où la démocratie les a trop longtemps toléré : au XXème siècle.
    Maintenant les électeurs comptant beaucoup de « clients », il n’est pas certain que les candidats les plus droits soient prêts à mettre à la retraite les boutiquiers et à se passer de leurs voix. C’est comme ça que le XXème siècle contamine le XXIème, et qu’il faudra beaucoup de temps pour vaincre ce fléau (ou attendre qu’un pétage de plombs des électeurs de tous le pays leur fasse renverser la table).

    @ Nathalie :
    si vouloir assumer sa part du débat sur chaque sujet est normal, la « récupération » tend à vouloir s’en attribuer la responsabilité ou la paternité dans la forme.On peut avoir les meilleures idées sur un sujet sans en être à l’origine, et ça me suffit pour être convaincant. En revanche je réagis mal face à une appropriation injustifiée.

    Quant aux alliances, certains vont être obligés de mettre leur égo de côté, dès maintenant : 8 ou 9 listes pour se partager 70% de voix disponibles au mieux, sans une liste qui soit à l’évidence très nettement en tête de la course, ça réduit de beaucoup les chances de challenger celui auquel ils s’opposent. Si leur objectif commun est prioritairement de virer le maire, ils ne doivent pas attendre, et certainement pas le second tour. M’enfin ce que j’en dis moi, c’est que c’est d’abord le problème de ceux qui sont candidats, avant d’être ultérieurement celui des électeurs.

  • Avant tout je voudrais te remercier Fred car comme tu le faisais remarquer je me bat depuis le mois de juin contre les rythmes scolaires
    Aujourd’hui nous avons les premiers retour sur les conséquences de cette réforme près de 78% des parents sont contre cette réforme
    Les enfants sont fatigués par une sur consommation d activités
    les apprentissages sont plus difficiles des le jeudi
    Il était si simple de reste a la semaine de 4 jours et réduire le nombre de jour des vacances
    De plus au niveau communal l application de ces rythmes entraîne un dépassement de 70 000 € de plus que le budget initial soit un total de 100 000€ pour la 1ère année mais qu en sera t il l année prochaine ce dispositif gratuit sera t il maintenu?
    Enfin les parents d élèves ont appris récemment que le centre aéré était fermé pendant toutes les vacances de Noël et aucun argument ne nous a été présenté pour justifier cette fermeture

    Enfin pour répondre a Christian
    Ne spécule pas trop vite sur les alliances ont pourrai être surpris je te rappelle que l UMP n a pas encore l investiture et que nous risquons d avoir plusieurs candidat d un même parti qui risquent de se rassembler
    Le poste de 1er adjoint est aussi très convoité
    Et comme le dit Fred certains devront mettre leur ego de côté s’ils veulent vraiment déloger le 1er magistrat
    D ici peu nous aurons les réponses à nos question

  • merci Fred de cette correction. Tu as raison, Il ne faut pas mélanger la gastronomie et la politique. Les rots et les rots. Nos estomacs ne le supporteraient pas.

    Pour ce qui est de la stratégie des liste pléthoriques il y a 2 étages à la fusée :
    – Chacun essaie de fédérer les votants autour de sa personnalité et de ses idées et c’est bien normal. Autre avantage : chacun aura fourni un effort de propagande qui remue le bon peuple des électeurs, ce qui n’aurait pas lieu s’il n’y avait que 2 ou 3 candidats en lice.

    – ensuite le comptage (oui oui ça compte et ça recompte bien avant le premier tour) permet de se situer et de fusionner les listes.

    Le problème que soulève Fred c’est que 3 ou 4 jours pour se désister entre deux tours c’est très court. Sans compter qu’il faut expliquer aux 29 compagnons qu’ils vont rester sur la touche. « merci vous avez bien travaillé » tchao bonsoir ! Ou pire : vous avez cru que vous œuvriez pour moi, ben non, c’était pour « machin ».
    Dans ce mixage de dernière minute il y a aussi le marchandage autour des délégations de service publique pour les principaux adjoints. Quand on fusionne il y a des adjoints qui sont déchus de leurs espérance, et ils ne sont pas tous désintéressés. On dit bien d’une femme enceinte qu’elle est en espérance . . . Dur dur de faire une fausse couche en politique.
    On voit bien que pléthore de liste est inévitable. Par contre il faudrait pouvoir compter sur la sagesse des « leaders » pour se rassembler au moins 2 mois avant pour relancer les troupes y compris les déçus, pour les re-fédérer autour du nouveau leader pour un dernier effort, un dernier assaut pour prendre la citadelle, éternelle si belle.
    Tous les candidats sont bien conscients du mécanisme fatidique qui induit la fameuse prime au maire sortant. De fait pour un comptage sincère et honnête chaque candidat qui croit qu’il va augmenter son pourcentage retarde jusqu’au bout afin d’améliorer son pouvoir de marchander. Egalement à l’approche de la date fatidique et le nombre des indécis diminue considérablement et donc la précision des sondages s’améliore. Il faut bien comprendre ces mécanismes qui ne sont que la représentation naturelle des ambitions des personnes au travers des outils électoraux de la démocratie. Il n’y a rien de « tordu » dans tout ça et le « marchandage » est normal.
    Le seul problème c’est que peu de leaders et surtout leurs plus proches fidèles (les futurs largués) sont enclins à se retirer à temps.
    C’est bien là que Fred et les autres ont raison de s’inquiéter.
    Le duel final sera UMP-FN tout le monde sait ça. à Bandol encore plus que n’importe où ailleurs. A moins d’être un divers droite de très haute volée avec autant de talents que de talents. (humour grec ancien).
    Désolé si j’ai gâché la fête mais il vaut mieux comprendre ça . . . avant. D’où l’intérêt d’un CIA (cercle internet actif) qui passe cette période pour revenir sitôt après sur les vrais besoins des Bandolais. Un garde fou qui 100 fois sur le métier remet ses projet en guise de contre-pouvoir aux errements des maires, des lobbys et des banques fol-dingues.