Bandol Passion, La Seyne Passion, Six-Fours Passion…

L’UMP a la passion…

Le député/maire de Six-Fours publie son propre questionnaire Six-Fours Passion

Et l’indépendance de Laetitia QUILICI, qu’elle revendique dans sa campagne pour un projet propre à Bandol va subir quelques critiques. Le questionnaire en ligne via Google (outil gratuit) que je saluais croyant à une initiative personnelle s’avère le (très bon) outil utilisé par son parti pour la campagne de ses représentants dans les communes de l’Ouest Var (a minima, je n’ai pas poussé la curiosité plus loin).

via la page Facebook du député

Bandol Passion sonne moins personnel depuis que je le vois décliné aux pages Facebook des candidats UMP de Six-Fours et La Seyne, voire à leurs sites web, dans une même stratégie pour la zone d’influence du député de la 7ème circonscription du Var. Laetitia confirme ce que la présence du député signalait à ses premiers RV de campagne en terrasses de cafés bandolais: elle est responsable local de son parti, et y fait campagne en appliquant les outils, protocoles et recommandations de l’organe auquel elle appartient. Le bon petit soldat d’un camp politique continue de brouiller l’image de la bandolaise de toujours engagée pour sa ville.

Ceux qui votent en fonction des étiquettes politiques y trouveront leur compte. Depuis que ce blog existe on sait que je milite pour une gestion locale un peu dépouillée des idéologies et des étiquettes, au profit des compétences, des idées, d’une vision locale.

Bandol Passion a plutôt intérêt à accoucher d’un vrai projet solidement ancré à Bandol pour nous faire oublier que c’est une démarche qui se construit d’abord dans la couveuse d’un parti politique et en appliquant le manuel… Le manuel est peut-être bon, et un moyen de mutualiser des efforts considérables représentés par une campagne. Mais ce qui est attendu, c’est la réponse aux attentes spécifiques des bandolais. Pas le casage des cadres et militants d’un parti national ni une démarche formatée.

F.M. – www.bandolais.fr

Disclosure : suite à mon précédent article, j’ai déjeuné chez JY Decroix (à son invitation) avec Laetitia Quilici le 11/04, pour échanger aux sujets d’informations dont ils trouvaient que mon papier prouvait une méconnaissance. Nos échanges ne se sont pas limités à Bandol et nous avons bavardé autour de la politique nationale aussi, ce qui m’a donné l’occasion de mieux les connaître et apprendre ou confirmer quelques points:
– j’avais une idée très lointaine de la réalité du travail de Laetitia à Six-Fours (plus transversal et impliqué dans la gestion globale que je ne l’imaginais, avec des dossiers tout à fait intéressants).
– elle reproduit aussi un discours politique propre à son parti, en tous cas celui de certains cadres et notamment avec un peu de corporatisme politique (de mon point de vue), gauche/droite confondues : nous avons notamment une sérieuse divergence quant au cumul, et le fait est qu’elle me paraît toujours autant impliquée dans un appareil politique (c’est un choix très honorable), avec les travers que cela génère selon moi. Et au niveau local (municipal), je m’épargnerai volontiers cet aspect des choses. Il est souhaitable que sa personnalité transparaisse plus que son appartenance. 





8 Commentaires

  • […] Politique, tu n’as pas changé – Place de la toile Suite au commentaire de mon ami « Titi », je vous recommande l’excellente émission « Place de la Toile » […]

  • […] intense vont d’abord donner l’occasion aux bandolais de donner leur avis. Chez Bandol Passion on en est déjà au moins au 2ème questionnaire en ligne, et le FN annonce 4 feuilles format A4 prochainement en distribution. Ajoutons les cafés en ville […]

  • […] du XVIIème siècle puise ses racines dans les évangiles de Luc et Mathieu… J’ai senti qu’à trop citer Michel Audiard, j’allais lasser mon ami « Titi » qui le cite pourtant autant que moi (mais il varie davantage et bien plus […]

  • […] de leur côté, mes lecteurs jugeront la façon dont moi je les traite). J’ai fait état d’une invitation à déjeuner chez JY Decroix et avec Laetitia Quilici quelques temps après leur début de campagne. J’avais par le passé et dès avant que Mr Decroix […]

  • ouahou ! en forme le Fred !
    j’invite tous les bandolais à se repasser ce texte.
    . . . accoucher d’un vrai projet . . . la couveuse d’un parti politique . . . une gestion locale un peu dépouillée des idéologies . . . un peu de corporatisme politique . . .
    C’est du lourd, du concentré de bon sens.
    l’art est difficile car il faut se détacher de toute critique personnelle pour ne rester que sur le fond avec il me semble l’avoir décelé, la volonté d’apporter des recommandations sous prétexte d’analyse. Une manière de mise en garde courtoise contre les faux pas. C’est peut-être ça le militantisme citoyen, discret et dépourvu d’ego.

    Pour ce qui est de Laetitia, je la connais depuis très longtemps et je trouve son parcours, son « cursus » si on veut bien convenir que l’apprentissage sur le terrain vaut autant que les années passées sur les bancs de l’école est intéressant. On peut la qualifier de professionnelle de la politique et c’est une bonne chose car il faut des pros. Le danger comme le fait remarquer Fred c’est la dépendance vis à vis des aînés et le risque qu’avec l’UMP nous arrive les lobbies cachés dans son giron qui commettent des méfaits plus souvent qu’à leur tour. Cela étant, personne n’est issu de nulle part qui arrive au sommet de sa paroisse et il faut bien appartenir à un groupe si on veut peser sur les destinées de ses administrés.
    Il reste, comme le dit Fred, que Laeticia doit nous monter qu’elle est porteuse d’un avenir pour les Bandolais et pas seulement pour l’UMP 🙂

  • Monsieur FRED attention « Vous avez beau ne pas vous occuper de politique, la politique s’occupe de vous tout de même. »
    de Charles de Montalembert

    Pour l’approche de l’apriori séduisante LAETICIA (par sa volonté d’agir localement je parle !)
    elle est ambitieuse et simple en même temps, le pouvoir politique d’aujourd’hui étant déconnecté de sa base, mais le chemin hors d’un parti est voué à l’échec, même pour des élections locales « En politique une absurdité n’est pas un obstacle. » NAPOLEON BONAPARTE, elle a donc besoin de son parti, manipulée ou pas, ce qu’elle doit savoir comme le disait si bien SENEQUE, c’est que pour gouverner un bateau, il faut savoir vers quel port on veut aller sinon tout les vents sont contraire.

    ————————————–
    NDLR : mais t’es devenu un vrai dictionnaire des citations?!!!
    Pour qui t’a connu étudiant (moi), on se dit que y’a pas de doute, t’as vachement plus étudié après tes études que pendant…

  • Depuis le MAGDALENIEN et ses tagueurs de LASCAUX ou d’ALTAMIRA et jusqu’à AUDIARD (ton penseur préféré 😉 ! ), les HOMMES ont tout dit, tout écrit, on répète on repend, on fait du plagiat (c’est à la mode même chez les rabbins, les ministres, les écrivain …), alors quand quelque chose est bien dit, pourquoi chercher à le reformuler ?!
    On est à l’age du « …. pour les nuls », la philosophie, la politique, l’histoire, internet, le bricolage…l’un des rares qui fait ça bien aujourd’hui c’est MICHEL ONFRAY.
    En plus et surtout, « C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule. »
    de Michel Audiard

    et concernant mes études, comme tu sais que je vis en AFRIQUE, un proverbe PEUL dit si tu n’as pas étudié voyage ! depuis l ACI j’ai beaucoup « voyagé »

  • @ Titi
    Tu sais que je co-valide avec toi l’excellent choix de Michel ONFRAY, et te recommande une autre philosophe, que j’ai repéré à plusieurs reprises pour son extrême pertinence malgré une certaine discrétion dans l’expression (toujours mesurée), et qui m’a carrément scotché il y a peu, en surclassant tous les intervenants d’un plateau pourtant correctement fourni :
    Cynthia FLEURY, qui a un cerveau qui marche remarquablement bien…
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Cynthia_Fleury

    Enfin tout ça pour dire que moi (et je n’en doute pas, mes lecteurs également) j’apprécie les citations dont tu éclaires nos micro-problèmes avec ton recul de quelques milliers de kilomètres, même si c’est toujours sporadique. On a peut-être été plus assidu parfois que toi en cours (pour ceux qui ont eu la chance d’étudier), mais peu d’entre nous auront autant « voyagé » que toi.