Analyses du premier tour 2014 à Bandol

A l’heure où j’écris, chers lecteurs, vous êtes restés muets ici quant aux résultats que je publiais hier peu avant 22H pour ce premier tour des élections municipales 2014 à Bandol. Je brûle cependant de vous lire, et dans l’attente, je vais vous livrer quelques réflexions qui me sont venues en bavardant avec beaucoup d’entre vous dans la cour de l’école Octave Maurel entre 19H et 21H ce dimanche.

Bandol a voté local

Alors qu’en France le FN a réussi une percée dans de nombreuses villes*, dont la plus spectaculaire à Marseille, Bandol n’a pas suivi le mouvement : avec 388 voix, la liste Bandol Bleu Marine ne rassemble qu’un tiers des électeurs qu’elle espérait après le score du FN aux dernières cantonales dans nos bureaux de vote.
Pas de campagne, sans local, sans réunion publique, sans présence de terrain, sans discours propre à Bandol, le FN n’avait même pas besoin de se tirer une balle dans le pied avec une liste montée visiblement sans aucun sérieux, pour se planter à Bandol.

Pendant ce temps, le FN faisait un bond de 20% à Six-Fours (de 9,2% en 2008 à 29,5% en 2014), ou de 15% à Toulon (de 6,5% en 2008 à 22% en 2014). Et le FN ne gagne pas le(s) siège(s) d’opposition qui via Bandol pouvait renforcer la création d’un groupe bleu marine au sein de la CCSSB avec un délégué communautaire. Le pari est perdu, même si Philippe Ponge a déposé un recours contre la mise en forme des bulletins de vote de deux listes (Votez Bandol et VVB) recours aux chances bien minces.
Le candidat FN qui assurait n’avoir besoin de personne pour aller au second tour est fixé : personne n’a besoin de lui pour faire alliance, et il n’est pas certain que ses consignes soient entendues des bandolais(es) ni même souhaitées par les candidats qui resteront en lice.

Un maire sortant désavoué

Avec 30,4%, Christian Palix ne fait qu’un point de mieux que son prédécesseur. On avait parlé de gifle pour François Barois en 2008 (d’autant qu’il bénéficiait en plus clairement du soutien de l’UMP avec l’investiture du parti). Mais le maire 2008-2014 peut en revanche se féliciter de l’absence d’une liste de gauche qui aurait pu prendre des voix à plusieurs listes, dont la sienne, et l’amener à un score bien plus catastrophique (difficile pour autant de considérer que la présence de Christian Delaud, ancienne tête de liste socialiste présent sur sa liste à titre individuel – sans revendiquer son appartenance politique – lui ait apporté un gain de voix**).
En 2014, on peut constater que sans porter le poids des mauvais chantiers du précédent mandat (médiathèque/pôle administratif de la mairie, avenue du 11 novembre, maison des vins, place de la Liberté), le maire actuel termine au même niveau d’impopularité que le précédent avec 70% des votants qui votent pour son opposition.
Ses défenseurs pourront faire une autre lecture politique s’appuyant sur la configuration différente : il affrontait 6 listes en 2014, contre 3 seulement pour son François Barois en 2008. Je ne suis pas certain que le souhait de changement exprimé soit moins fort.

Il pourra arguer que les impôts supplémentaires qu’il nous a asséné (l’équivalent d’une année fiscale supplémentaire étalée sur le mandat), sont dus à la gestion du mandat précédent (il y avait effectivement un effort à faire pour assumer les investissements antérieurs). Il pourra regretter que le parti majoritaire à Bandol (UMP) ne l’ait pas investi, laissant au moins une deuxième liste lui disputer l’électorat politisé. Je crains pour lui que les raisons du désamour ne soient pas circonscrites à ces motifs, et la relecture de ce blog (articles et commentaires) lui en expliquera beaucoup.

Le sort de Bandol entre les mains de l’UMP ?

Le grand parti de droite voyait le premier tour à Bandol comme une primaire, et devrait investir finalement un candidat dans les 48H, juste à temps pour figurer comme étiquette du gagnant au second tour… Mais que faire?

  • Impossible de labelliser un sortant qui n’a pratiquement aucune réserve de voix (hors abstentionnistes du premier tour, comme son prédécesseur) et se trouve dans une position de rejet. Tous les challengers ont clairement fait campagne contre lui, et un ralliement des uns ou des autres se ferait forcément dans des conditions propres à fâcher l’électeur.
  • Marier de force la liste Bandol Naturellement et la liste Bandol Passion ne s’envisage qu’en coupant une tête, et plutôt celle du sortant : Laetitia Quilici a réaffirmé à de nombreuses reprises qu’elle ne se rallierait pas au maire, et compte dans ses rangs plusieurs dissidents de l’actuelle majorité qui se présentaient résolument contre leur ancien leader. Pour sauver quelques éléments de la liste du maire, il faudrait donner un pouvoir inéquitable du point de vue des scores à sa soeur ennemie : les 2 cumulées font arithmétiquement 50,45% des voix, mais un second tour n’est jamais arithmétique, et comment réagiraient les 30% défaits à une prise de contrôle par une liste à 20% ? Vider de sa substance la liste Bandol Passion (la tête de liste et la plupart de ses colistiers) ne peut pas créer un transfert de voix qui sauve le maire.
    Je n’ai par ailleurs aucune raison de penser que Christian Palix soit plus disposé à une alliance de listes que son prédécesseur au prix de sa tête : François Barois avait défendu, sans espoir, ses couleurs au second tour de 2008 pour finir à 33%, score promis au maire s’il reste seul. Et je n’imagine pas Laetitia avaler un si gros chapeau (qui ne les ferait pas forcément gagner d’ailleurs).
  • L’alliance qui devrait sortir victorieuse si la raison l’emporte, serait celle de Bandol Passion avec VVB. Mais il faut pour cela que l’UMP valide un mariage avec une liste UDI (et réciproquement), ce qui n’a rien d’impossible sur le papier, mais peut être un prix cher à payer dans une ville qui d’un point de vue politique devait être acquise au parti majoritaire : l’UMP payerait là le résultat de ses divisions locales, départementales et nationales. Derrière les 2 listes Palix/Quilici, on retrouve la guerre des députés de l’Ouest varois (Vialatte/Vitel), et les fractures du parti présidé par François Fillon Jean-François Copé. La réponse viendrait-elle comme pour l’investiture, d’une décision d’Hubert Falco maire de Toulon (réélu au premier tour avec 59% des voix, mais moins confortablement qu’en 2008 – 65% des voix à l’époque)?

La solution est largement entre les mains de Laetitia Quilici. Elle s’est souvent défendue contre une certaine évidence d’être sous l’influence directe de sa hiérarchie politique départementale et nationale. Elle a une occasion de le prouver, mais dans une situation bien moins facile qu’elle ne l’avait espérée, puisqu’elle fait jeu égal avec l’autre rival qui peut prétendre à la succession de Christian Palix : elle est même pour une poignée de voix derrière Jean-Paul Joseph (VVB, étiquette UDI), tous les 2 à 20% des suffrages après le premier tour.
Sans compter que l’UMP varoise ne capitalise pas sur le rejet national de la gauche au gouvernement : le score de Falco en témoigne, mais aussi celui du député maire de Six-Fours qui perd également 6% par rapport à 2008 (39% en 2014 contre 45,3% en 2008 au 1er tour). Peut-être un encouragement à Laetitia Quilici pour prendre le risque d’une fâcherie interne avec son parti, désobéir et décider seule d’un destin, indépendance qui lui sera pardonnée dans 6 mois pourvu que son choix l’amène à la victoire (qu’elle la partage ou la mène en tête).

Une opposition encore capable de perdre

 Ils sont quatre candidats à avoir franchi le seuil du second tour, Marcel Bogi gagnant le droit de se maintenir pour 0,2% des voix (et grâce à la baisse de ce seuil, de 12,5% auparavant, à 10% en 2014).
Lui-même et Thierry Revol (qui avec 222 voix finit bon dernier et sous les 5%) avaient juré vouloir l’union des forces pour Bandol : leurs 2 candidatures n’ont servi qu’à affaiblir l’opposition en privant celle-ci d’une lecture plus lisible des forces en présence, peut-être d’un(e) leader mieux affirmé(e). Bravo. C’est une réussite, avec des programmes à ce point originaux qu’ils valaient la peine d’être défendus à part, indubitablement…

Candidatures de témoignages est la formule consacrée, même si grâce à la nouveauté des 10%, Bandol par coeur va pouvoir tenter de négocier une participation à une grande alliance d’alternance contre le maire (sa séparation de 2010 avec Christian Palix rend pour le coup vraiment inimaginable un remariage aujourd’hui). Il est probable que cela soit au prix de la disparition de Marcel lui-même des tractations : sa présence est bloquante pour trop de gens dans les 2 listes qui peuvent aller disputer la victoire, comme elle avait empêché une alliance des forces d’opposition un an en arrière… Un retrait pur et simple aurait du panache, mais moi qui vénère celui de Cyrano, je n’en attend que de peu de gens, et certainement pas d’un groupe de 29 personnes (ni particulièrement de celui-là – c’est un peu tard pour véritablement briller).

Le maire n’est pas encore perdu : si les 2 principaux challengers ne réussissent pas à s’entendre, entre problèmes d’égos, mariage des étiquettes UDI/UMP, difficultés à négocier point par point, tous les scénarii jouent faveur de Christian Palix qui peut encore viser 35% au second tour même seul, voire un peu plus si le FN ou Votez Bandol parviennent à le faire bénéficier de quelques voix (avec ou sans consignes).

  • une quadrangulaire plierait le jeu : Christian Palix serait sauvé par ses opposants. Aucun des 3 autres ne le devancera dimanche prochain dans ce cas-là.
  • L’équipe de Marcel Bogi en renfort d’une seule des 2 listes à 20% ne peut ni suffire et encore moins garantir d’atteindre un score de 35% (ni même 30%). L’effondrement de l’électorat de Marcel signe qu’il a fait le combat de trop, et peut agir autant en repoussoir qu’en facilitateur pour l’équipe qui acceptera ce mariage (avec ou sans la présence de Marcel Bogi lui-même d’ailleurs), et malgré quelques profils qui auraient mérité un meilleur sort que cette aventure ***.
  • Personne ne peut prédire ce que feront les très faibles électorats de Thierry Revol, Frédérique Connat et de BBM : électorat pratiquement limité aux entourages des colistiers pour les 2 premiers, au pouvoir de la marque FN pour le troisième qui fédère d’abord et toujours un vote contestataire (qu’on risque fort de voir migrer vers l’abstention au second tour).
    Votez Bandol et le FN sont les moins prévisibles, et la liste de Mme Connat très offensive contre le sortant devrait gonfler l’opposition (mais qui sera jugée trop molle et ne trouvait pas plus grâce à ses yeux que le maire) et opposition dans quelle configuration : organisée pour gagner, ou pour perdre ?
    Au prix des places sur une liste de fusion, il y a peu de chances que quiconque offre ne serait-ce qu’un strapontin aux 3 têtes de listes évincées au premier tour, fût-ce pour un appel à voter pour un nouveau champion au second tour, appel qui risque de toutes façons d’être bien inaudible…

Conclusions

Une nouvelle fois, Bandol veut le changement et se refuse à reconduire son maire à l’issue du premier tour. Sur le papier au moins. Et Bandol l’a signifié en se mobilisant un peu plus que le reste de l’Hexagone (mais moins qu’en 2008).

On savait qu’une configuration à 7 listes faisait le jeu du sortant. C’était sans compter le rejet et la division qui résulte de son mandat.

Mais dans une ville de droite, sans liste de gauche, et avec un FN qui est presque inexistant et ridiculisé sur le plan de la politique locale, l’opposition et même toute la vie politique bandolaise sont à ce point polluées par des querelles de personnes, que rien n’est joué, et tout reste à faire : le jeu est entre les mains des diplomates, ou des politiciens, voire d’un parti qui aurait pu gagner haut la main s’il avait autorité sur ses troupes. Mais Bandol est un village (j’insiste définitivement après les scores de ce 23 mars et ce qu’ils nous racontent) et prouve que la politique locale n’obéit pas aux lois des autres scrutins.

Chacun a voulu mesurer ses forces, et s’est vu plus haut qu’il n’était vraiment. Le résultat est une incertitude absolue sur ce qui se passera dimanche prochain, et la volonté de changement exprimée par 70% des votants ne sera réalisée qu’au prix d’un tour de force dont nos candidats ont été incapables depuis des mois voire des années : s’entendre.

 F.M. – www.bandolais.fr

P.S.: je note que ce que je dis et réaffirmais avec ce blog vendredi encore, semble se confirmer au niveau national. Les politologues de tous poils observent qu’en additionnant l’abstention et le vote extrême, le système politique français fait maintenant l’objet du rejet d’un électeur français sur deux. Je dis ça je dis rien… Quand les politiques vont-ils l’entendre?

* le parti d’extrême droite présentait une liste dans un peu moins de 600 communes ce qui n’aide pas à l’insérer dans l’évaluation politique qu’ont tenté les plateaux TV pendant la soirée électorale

** il aura plutôt désorienté ses supporters personnels et sympathisants politiques en ne mesurant pas le rejet du maire – article à venir, toujours pas fini

*** des observateurs pensent même que ses meilleurs colistiers l’ont sauvé d’une totale déconfiture car ils l’attendaient sous les 10% dans cette configuration à 7 listes





14 Commentaires

  • […] à se mettre en phase regonfle le moral des troupes du maire candidat à sa réélection : je vous l’écrivais cette nuit, l’opposition peut parfaitement encore perdre une élection qu’elle est en mesure de gagner […]

  • […] L’analyse que je publiais lundi dernier du premier tour des municipales à Bandol pariait sur la confirmation d’une tendance : le désaveu du maire sortant par une majorité de bandolais : 30% seulement pour Christian Palix le 23 mars auguraient difficilement d’une victoire le 30 mars, sans alliance véritablement possible ni réserve de voix. […]

  • Christian Delaud

    @ Fred,
    Le maire sortant n’est peut être pas majoritaire mais il est en tête et devance ses poursuivants de 10%.
    Si ses deux poursuivants veulent battre Christian Palix, ils doivent s’associer.
    Or nous savons ce que donnent ces alliances.
    En 1983 Arthur Paecht et Xavier Suquet se sont associés pour battre Christian Goux.
    En 1995, leur alliance s’est transformée en désamour et Arthur Paecht a été désavoué.

    En 2001 François Barois et Danièle Canevari se sont associés pour battre Marcel Bogi.
    En 2006, leur alliance s’est transformé en désamour et François Barois a été désavoué.

    En 2008, Marcel Bogi et Christian Palix se sont associés pour battre François Barois.
    En 2014 Christian Palix ne fait pas le score auquel il pouvait prétendre.

    Si d’aventure, Jean Paul Joseph et Laetitia Quilici s’associaient en 2014, le risque de voir leur alliance s’effondrer en 2020 et de voir apparaître un troisième « larron », nouveau venu ou presque en politique bandolaise, est important.

    Les bandolais doivent avoir ce schéma récurrent à l’esprit et reconduire Christian Palix arrivé largement en tête avec 10% d’avance car il a, ainsi que son équipe, l’expérience de la gestion de la ville et n’a démérité sur aucun dossier quoique puissent en dire ses détracteurs.

    Enfin, de nombreux bandolais, persuadés que Christian Palix arriverait largement en tête du 1er tour, ne se sont pas mobilisés et attendaient le second tour pour lui apporter son soutien.

  • @ Fred

    Merci pour ton analyse, je vais y apporter mon sentiment.

    Avec 30,41% de suffrages, vu le nombre de listes, il faut reconnaitre que le Maire sortant fait un bon score et je ne peux pas dire que 70% des Bandolais ne le veulent pas, car avec la même logique je serais obligé de dire que 80% des Bandolais ne veulent pas JP.Joseph ainsi que 80% ne veulent pas L.Quilici;

    Pour battre le Maire sortant dimanche prochain, il faut absolument que JP.Joseph et L.Quilici s’entendent à deux, car monter une liste avec au départ 3 équipes serait très dangereux pour avoir une majorité stable.

    Pour les autres listes, celle de M.Bogi comprise, à eux de voir s’il ont digéré leur échec et sont prêts à inviter leurs électeurs à porter leurs suffrages sur le tandem ou s’ils optent pour la réélection du Maire sortant dans l’espoir d’un meilleur avenir ‘pour eux) en 2020.

    Je suis tout de même très satisfait de la non entrée de BBM au conseil municipal.

    ————————-
    NDLR : @ Serge,
    30% n’est pas un bon score pour un sortant par chez nous. Regarde à Sanary, Six-Fours, Toulon, Ollioules, La Cadière et tu verras ce qu’est un bon score de maire qui veut se faire réélire… C’était une gifle pour Barois, ça l’est pour Palix, et Palix n’a pratiquement pas plus de réserves de voix que son prédécesseur.
    Ta logique inversée ne marche pas : elle vaut pour une réélection de celui qui a un bilan, ce que n’ont ni Joseph ni Quilici…

  • Toujours aussi impayable les analyses farfelue de monsieur Delaud qui n’a toujours pas compris que les bandolais ne veulent plus de monsieur Palix (et de son association avec monsieur Delaud) dont le mandat a été un échec.

    La balle est désormais dans le camp de madame Quilici qui n’a pas fait le score escompté malgré les moyens mis en oeuvre pour sa campagne (lettre de soutien, …).

    L’avenir des bandolais est désormais entre ses mains. Soit, elle souhaite, comme elle l’a répété durant toute la campagne, un changement à Bandol et auquel cas elle appelle à voter Joseph, soit elle ne souhaite pas ce changement.

    On attends aussi les consignes de messieurs Bogi, Révol et de madame Connat qui eux aussi répétaient vouloir le changement …

  • Je juge également la référence au passé de m deylaud ridicule . Il ne sait plus quel argument trouver pour soutenir son candidat dont les bandolais ne veulent plus .mm quilici et mr Joseph doivent prouver leur volonté de changement en s’alliant au deuxième tour sinon ils porteront la responsabilité de l’échec et se déconsidèreront pour le futur .quand a m bogi c’est le repoussoir ,il faut qu’il parte en vacances loin avec ses derniers amis ( de Marcel)

  • A lire les analyses de Mme Salles et M.Delaud, je pense que ces raisonnements sont trops simplistes et ne tiennent pas compte de tous les élements;

    Le premier est la quasi égalité entre JP.Joseph et L.Quilici, l’un ou l’autre auraient eu 10 points de plus, la situation serait bien plus facile.

    Là faisons deux possibilité:
    JP.Joseph tête de liste, certains électeurs déçus de ne pas avoir Leur candidate tête de liste, ne vont-ils pas soit s’abstenir, soit voter pour celui qui aura l’investiture UMP qui risque d’être le Maire sortant

    L.Quilici est tête de liste, certains électeurs de JP.Joseph risquent de s’abstenir considérant que les 6 voix d’avance lui donnait droit à la tête de liste.

    A savoir aussi que si M.Bogi ne se représente pas au second tour, ses voix majoritairement UMP risquent de se retrouver sur celui qui aura l’investiture.

    Il y a tout de même un accord national entre l’UDI et l’UMP, il serait donc mal venu qu’à Bandol ils ne s’entendent pas. Ils ne faut pas que leurs égos soient trop important et qu’ils arrivent avec de nombreuses concessions réciproques à s’entendre.

    De toutes manières, les électeurs n’appartiennent à personne, vers qui vont aller les voix de Mme Connat, M.Ponge, M.Revol??? Iront-ils à la pêche!! ou apporteront ils leurs suffrages à un des candidats restant.

    Rien n’est joué jusqu’à dimanche soir 18h00

    —————————
    NDLR : Serge, tu as vraiment le sentiment que les voix de Bogi obéissent à une logique UMP ou pas?

  • @ Nicole Salle
    je pense que monsieur Joseph doit se désister en faveur de madame Quilicci :

    – c’est une femme
    – elle est jeune et belle
    – elle a le soutient de la population « à coeur » et donc son réservoir de report des voix est considérable en particulier les électrices.
    – elle a l’expérience de la gestion municipale
    – elle a depuis toujours marqué ses distances avec Mr Palix
    – elle n’est entrée en campagne que depuis 4/5 mois tandis que JPJ est en campagne depuis plusieurs années et qu’il ne fait pas mieux que LE MEME SCORE.
    – elle est très bien conseillée par une pointure en politique ce qui est à la fois une marque de considération, de confiance et un atout pour obtenir les bons conseils dans les subventions en faveur des bandolais.
    – elle ne montre pas du tout le flot sectariste de l’équipe JPJ : Salles + Leclerc + Sudret (j’ai honte pour vous)
    – elle a mené toute sa campagne avec très peu de moyens, les moyens des gens sincères et honnêtes quelle représente et qui l’ont accompagné tout au long de sa campagne.

    Vous voyez : moi aussi je peux faire monter la discorde, jeter de l’huile sur le feu, vous faire trépigner sur votre chaise de hobereaux de province. . . Pour faire gagner Palix . . .C ça que vous avez en tête ? ? ?
    Il apparaît que oui
    Que fait votre leader ? que fait votre directeur de campagne ?
    C’est quoi votre problème ? la jalousie ? la peur de gagner ?

  • @ Fred

    Je ne dis pas que les voix de M.Bogi obeissent à une logique UMP, mais je dis que on pouvais considérer qu’entre C.Palix – M.Bogi et L.Quilici il y avait une primaire au sein de l’UMP et que si M.Bogi devait se retirer, certaines de ses voix iraient naturellement au candidat qui aura l’investiture UMP si investiture il y a, car il y a des électeur UMP qui aiment M.Bogi et que si celui-ci n’est pas présent, alors ils iront porter leurs voix à celui ou celle qui aura l’investiture. ( Cette situattion aurait pu être la mienne lorsque j’étais adhérent à l’UMP)

    Ensuite ce sera le 30 au soir que nous pourons analyser les reports de voix, car comme je l’ai déja dit les voix des électeurs n’appartiennent à personne. Seul dans l’isolior tout peut se passer.

    Pour ce qui est des pourcentages, si j’écarte La Cadière où les habitants élisent un Homme, même les gens de droite votent pour l’ancien communiste qu’est le Maire, pour Sanary 44% avec 5 listes, c’est légèrement mieux et Six Fours avec 38% et une liste de moins, c’est guère mieux que les 30% de C.Palix

  • Dans quelques heures nous serons si les 2 adversaires du maire sont capables de rassembler autour d’eux pour qu’une véritable unité se fasse contre la majorité sortante
    A contrario si les ego et les intérêts de chacun ne laisse pas place à la mutualisation des moyens tous les bandolais en subiront les conséquences et ça c’est mathématique

  • Monsieur Lacaze, je ne suis pas de l’équipe JPJ mais j’attends avec impatience de savoir si Quilici et Joseph vont enfin se décider à fusionner pour battre Palix même si je considère que l’entrée en campagne de madame Quilici comme de monsieur Révol a été une erreur.

  • @ Christian :
    – pour la comparaison avec Paecht et Suquet : je souhaite à toute alliance de faire deux mandats puis de laisser sa place à d’autres.
    – pour la comparaison avec Barois et Canevari : leur comparer Joseph et Quilici n’est pas gentil. Je ne dirai pas pour qui. Mais c’est gonflé et déplacé au vu de ce que je connais des 4.
    – pour la comparaison Palix et Bogi : le cocufiage en règle qui était programmé par leur protocole d’accord ne sera je l’espère pas reproduit par quiconque de sensé à Bandol à l’avenir. Jamais.

    Le schéma n’a rien de récurrent : il est l’héritage des mandats Paecht qui ont porté en politique toute l’équipe qui s’est déchirée de mandat en mandat depuis et jusqu’à aujourd’hui.

    Avec de nouvelles têtes en position de s’unir pour gagner, jamais contaminées par l’exercice du pouvoir avec ceux dont les noms sont ci-dessus cités, avec un comportement jusqu’ici plus raisonnables que les combats interpersonnels de la liste que tu as mentionnée, Bandol s’offrira peut-être le choix d’en finir définitivement avec les mandats Paecht (que je n’ai pas connu comme résident et n’ai pas de raisons particulières de critiquer faute de connaître son action) et un héritage géré de façon fratricide et néfaste pour Bandol.

    Personnellement je ne critique pas la gestion de Christian Palix (que chacun jugera), mais la manière. Et en politique, la manière fait partie du travail : elle est même essentielle pour un rôle d’élu, de représentation de l’électorat, de délégation du pouvoir des habitants vers un responsable du bien public commun. Palix s’est comporté de façon inacceptable dans la manière. C’est mon opinion.
    Le verdict des bandolais appartiendra aux urnes dimanche [EDIT: Ou réciproquement :-)]

  • @ Madame Salles

    comprenez que je suis aussi déçu que vous, mais pour ce qui est de l’entrée en camapgne de L.Quilici, je ne partage pas votre opinion.

    Si L.Quilici n’était pas entrée en camapgne, l’UMP aurait donné des le premier tour l’investiture au Maire sortant et ainsi son score serait aujourd’hui de 40% et peut être plus et non 30% avec JP.Joseph derrière avec 20%.
    Le reste des voix se partageant sur les autres candidats.

    Non, la seule solution est que nos deux candidats à 20% s’entendent en rengeant leurs égos dans leurs poches et soient conscient que seule une union franche et sans ambiguîté est la seule façon pour gagner.

    Dans un premier temps c’est à eux d’agir et dans un second ce sera à nous dimanche de faire notre choix.

  • @ Nicole Salles
    Je ne suis qu’un remue-méninge et je ne vous en veux pas personnellement. Je peux même dire que vous et les deux autres personnes que j’ai interpellé m’on servi à réagir pour que chacun prenne conscience de la portée de ses propos et comprenne qu’il y une part de stratégie très importante dans l’entre deux tours. J’ai connu ça de l’intérieur et je peux vous dire que toutes les personnes impliquées ont des états d’âme parfois violents sur fond de déception. Hors ce n’est pas le moment d’étaler ça au grand jour. Je comprend que vous ayez choisi JPJ plutôt que Laeticia mais peut-on parler d’erreur lorsque les 2 font le même nombre de voix ? Il n’y a pas d’erreur sur l’éthique puisqu’elle utilise l’outil démocratique ni sur le décompte des voix. Il eut fallut qu’il y ait moins de liste ? ? ? J’ai eu l’occasion de dire que chacun se « value » plus haut qu’il ne l’est et que donc l’épreuve du premier tour est là pour ramener tout le monde au sol. Raison pour laquelle j’ai de nombreuse fois depuis plus de 4 mois) alerté sur des propos qui se trompaient de cible en prévision du 2 nd tour.
    J’aurais préféré que chacun expose ses projets sur le blog comme je l’ai fais plutôt que d’étaler des querelles stériles.
    En conclusion je dirais qu’un 2 nd tour se prépare longtemps à l’avance par des pré-contacts mais qu’il faut laisser ceux qui en ont exprimer leurs ambitions personnelles. C’est mieux ça que l’inverse.
    @ Fred
    le résultat front national montre qu’une partie des électeurs votent pour une étiquette. Pour le coup, à Bandol et ailleurs, ils n’ont pas voté pour un programme 🙂 🙂 🙂
    De même la chasse à l’étiquette UMP. Comme tu le notes toi même il y a + de votants que d’habitants. Ce sont les résidences secondaires, ce sont les propriétaires de yachts, ce sont mes clients donc je sais comment ils votent 🙂 : ils votent pour préparer le jour de leur retraite, et c’est bien naturel.
    Donc parler de politique générale revient à parler de Bandol. (en période électorale). Mais hors cette période j’ai bien compris ton soucis et j’approuve totalement.