Aux cocardes de Bandol et du Var

A l’issue du dernier conseil municipal de Bandol, Marcel BOGI (premier adjoint au Maire sans plus aucune délégation) est venu dans la partie réservée au public me trouver alors que je mettais les lignes finales sur la retransmission en direct du CM. Il avait visiblement été informé par un de ses affidés du fait que je l’avais épinglé sur deux points. Et il avait apparemment besoin de m’en parler, avec de drôles de justifications, ce qui nous a donné l’occasion d’écrire une nouvelle page pagnolesque dans la vie de Bandol.

Les élus locaux et la cocarde républicaine

cocarde MarcelJ’ai notamment fait état pendant le direct du CM, et cette fois en nommant Marcel BOGI, du fait à plusieurs reprises déjà évoqué sur ce blog, de la présence d’une cocarde républicaine sous le pare-brise des (de sa) voitures. C’est un usage tout à fait choquant de mon point de vue de la part d’un conseiller municipal fût-il adjoint au maire.
Je rappelle une nouvelle fois pour les nouveaux lecteurs et les distraits, que ce symbole de la République est strictement réservé aux représentants du plus haut niveau de l’Etat : chef de l’Etat, parlementaires, membres du gouvernement, et préfets (et quelques autres dignitaires : liste sur Légifrance). Point barre
Et considérant la vitesse de réaction à ce que j’écris de la part des élus en général et de Marcel en particulier, je sais que ces élus (ou leurs équipes) me lisent et sont donc au courant de ce sujet récurrent. En usurpant cet insigne d’autorité, ils sont hors la loi, et passibles d’un an de prison et de 15.000€ d’amende si les textes n’ont pas variés depuis la dernière fois où je l’évoquais. Repoint rebarre.

Une cocarde, pour quoi faire ?

J’ai posé la question à Marcel BOGI qui m’a répondu que ça lui plaisait…
cocarde tricoloreCe symbole sert évidemment aux représentants de l’Etat français à signaler notamment aux forces de l’ordre qu’ils ont affaire à des personnalités de premier plan, à traiter avec les égards et les éventuelles dérogations que peut imposer la sécurité ou les besoins du service de l’Etat (quelques libertés de stationnement ou autres points du code de la route par exemple).
Un élu municipal, qui n’y a pas droit s’en sert donc pour :

  • frimer ?
  • jouer à la grenouille qui voudrait bien être aussi grosse que le bœuf ?
  • signaler aux forces de l’ordre que la voiture concernée doit être traitée différemment de celle des autres automobilistes ?
  • Avez-vous d’autres idées ?

De toutes façons on est face à un comportement qui est au cœur des reproches que font les citoyens à leur personnel politique : occuper leurs fonctions pour des questions d’égo avant la préoccupation du service public, et à la recherche de privilèges ou passe-droits qui sont la négation du principe d’égalité inscrit dans notre devise. Lamentable.

Une défense culottée

On aurait pu penser que mis personnellement devant les dispositions légales et ce qu’il faut bien appeler son délit, Marcel feigne la surprise et me dise qu’il n’avait pas conscience d’enfreindre la loi, et allait derechef la retirer de sa voiture. Que nenni ! Il n’a pas même pris la peine de jouer l’étonnement.
« Pourquoi tu viens m’emmerder à moi ? » et de me dire que beaucoup d’élus du département font la même chose, me citant au passage quelque autre nom du conseil municipal (dont j’ignorais qu’ils fussent dans le même cas), et invoquant le fait que même des maires alentour en (ab)usent aussi. Je profite de l’occasion pour rappeler à tout le monde que si le maire de Six-Fours a une cocarde sous son pare-brise, ce n’est pas parce qu’il est maire mais parce que Jean-Sébastien Vialatte est député de notre circonscription (photo ci-contre issue de sa fiche de député sur le site de l’Assemblée Nationale). Et pour lui, la cocarde est tout à fait légale. Pas pour toi Marcel.

Bouc émissaire ou rançon de la gloire ?

Marcel BOGI me reproche alors de le prendre comme tête de turc. Non, ce n’est pas une lubie dirigée contre lui, mais il est le seul que j’ai vu arborer cet insigne et dont de plus je connais la voiture. Je ne suis pas un journaliste enquêteur qui monte un dossier sur les abus de nos élus, je suis un blogueur citoyen qui se contente de dire à voix haute à nos élus ce qu’il pense de leurs actions visibles. Marcel BOGI a beaucoup fait pour être visible à Bandol et ses écarts ou ses ratés se remarquent. Mais qu’il se rassure, le maire de Bandol ou son prédécesseur ne m’aiment pas beaucoup plus que lui, étant donné que j’ai eu des échanges assez vifs et des désaccords publics et marqués avec tous les premiers rôles politiques de la ville depuis 2007. Reste que les bourdes de Marcel, j’en suis effectivement informé, ne serait-ce que parce qu’il a une longévité politique à Bandol qui fait que tout le monde le connaît : la rançon de la gloire en quelque sorte.
Mais quand on est élu, c’est aussi servir d’exemple qui s’impose avec la fonction, un peu le panache du chef…
Qu’il se console en pensant qu’au niveau national, des abus personnels de ce genre lui auraient valu les honneurs des guignols et de toutes les matinales des radios. Dans notre patelin, il s’en tire à bon compte.

Un tarif de groupe pour continuer peinards ?

Ce n’est pas d’être en infraction qui le gêne, c’est que je le stigmatise. Je lui ai donc proposé de me communiquer les photos des autres voitures d’élus qui sont dans le même cas et que nous fassions ensemble un envoi groupé au Préfet qui leur fera peut-être un prix de gros. Ca ne l’a pas fait rire Marcel.
Son fidèle Jean-Marie SAGNIEZ m’a alors reproché de faire de la délation. J’aurais pu lui objecter que son chef venait gentiment de me balancer les noms d’autres fautifs, mais je me contente de noter que ce qui les intéresse n’est pas de se mettre en conformité avec la loi, mais de pouvoir continuer à la transgresser pépères, et bénéficier de la supériorité supposée de leur condition d’élus pour s’arroger indûment des menus privilèges. Ca en dit long sur l’état d’esprit (et ça justifie cet article).

Changement d’époque

C’est honteux de la part d’élus républicains qui ont beau jeu d’aller chanter la marseillaise les jours de commémorations nationales : c’est vrai que ça ne coûte pas cher. Ces élus issus du XXème siècle n’ont toujours pas compris que l’époque ne supportait plus les abus et exigeait un peu plus :

  • l’abstention record
  • le vote blanc qui monte élection après élection
  • la montée des extrêmes
  • l’apparition au premier plan d’une association comme Anticor
  • d’autres associations émergentes comme Transparency International, Finance Watch, etc.
  • les rapports parlementaires et civils qui se multiplient sur les malaises de notre démocratie.
  • La condamnation historique d’un ancien chef de l’Etat.
  • Etc.

Qu’on soit d’accord ou pas avec ces initiatives et tendances, elles délivrent toutes le même message que les électeurs/contribuables n’acceptent plus les dérapages de nos élites, et en particulier des politiques.
Je ne connais personne de blanc ou noir, et tout le monde peut selon les circonstances avoir ses arrangements avec la réalité ou les contraintes de la vie en société et son cadre législatif. Mais quand on est élu, l’exemplarité s’impose. Elu ou même candidat, on ne peut enfreindre sciemment la loi sous prétexte que l’usage est répandu, et le minimum à attendre de gens qui aspirent à un statut les plaçant au moins symboliquement un peu à part, c’est qu’ils se mettent en conformité avec les règles dont ils sont chargés d’assurer le respect.
Marcel m’a demandé si je comptais réformer le département à moi tout seul. Eh non, je ne suis qu’une petite voix ajoutée à toutes celles listées ci-dessus qui se contentent de crier à nos élus les plus sourds : « allo, ici la terre, est-ce que vous nous recevez encore? »… Encore une fois, ça n’a rien de personnel, ni envers lui, ni de ma part : on parle de citoyen(s) à élu(s).

Qualités et défauts de Marcel BOGI

BAN_CM270212_BW16Comme beaucoup de monde, j’admets que Marcel BOGI ferait un assez remarquable professionnel des relations publiques, comme le montre d’ailleurs le succès local de son association : homme sympathique au contact agréable (tant qu’on s’en tient à la camaraderie et évite l’affrontement), il a les qualités appréciables d’un homme du Sud qui assurent sa popularité toujours forte à Bandol.
Mais quand Marcel me dit que la griserie du pouvoir peut conduire à ce genre de petites entorses à la règle, je me dis que j’ai raison de plaider pour la limitation des mandats (et pas seulement contre le cumul). Après 30 ans de vie politique à Bandol, plusieurs fois premier adjoint et autant dire quasi-maire, il démontre là qu’il n’a plus la distance nécessaire pour mesurer l’exigence de la fonction. Et quand il me souhaite de connaître un jour cette même griserie du pouvoir, je me dis que ce n’est pas sain, et surtout que c’est son fantasme, pas le mien (je ne suis et serai candidat à rien à Bandol, et si je devais m’investir un jour en politique locale, je le ferai n’importe où sauf à Bandol, car je milite contre le mélange des genres et me l’applique à moi-même, ce qui m’autorise à être critique).

Statu-quo pagnolesque

On s’est quitté sur cette incompréhension, lui partant entouré de quelques proches, non sans m’avoir lancé plusieurs fois pendant la conversation un « quand on me cherche on me trouve » à quoi j’ai platement répondu qu’il n’y aurait pas de problème et qu’on serait deux (je n’ai pas su relever le niveau)… C’est vraiment très mal lire mon blog que d’imaginer que je cède sur les principes qui l’animent, mais c’était la première fois que les intimidations venues de son camp se faisaient en présence physique (je souligne que je n’ai jamais subi la moindre intimidation de la part d’autres forces politiques bandolaises – les allusions de Mme Connat sur ma moralité ont eu lieu à l’époque où elle était associée avec Marcel Bogi dans Bandol en @ction).
Je me suis retrouvé seul devant le centre culturel de Bandol à accompagner leur départ de reproches sur cette attitude d’entêtement à usurper des symboles du pouvoir pour la frime, et l’irresponsabilité d’élus dont l’arrogance se double de cynisme. Seul et ça m’a donné l’occasion de méditer sur le fait que nous avons les élus que nous choisissons.

Et après ?

Parce que collectivement nous tolérons au fil du temps des écarts qui ne sont pas acceptables, les professionnels de la politique ont fini par construire un système à deux vitesses, où ils s’assoient allègrement sur le principe d’égalité et se torchent avec la loi. Nous ne nous reconnaissons plus vraiment dans ce qu’est devenue notre démocratie, et s’ils sont la grenouille de la fable du bœuf, nous sommes la grenouille qui plongée dans une casserole d’eau froide qu’on réchauffe ne sautera jamais à temps et finira par bouillir : nous réélisons des Carignon et autres Balkany ou Guérini ou Frêche (paix à son âme), et dans les sondages passons notre temps à dénoncer les arrangements des politiques. L’être humain, notamment en société, est plutôt schizophrène.

Non je n’ai pas écrit au Préfet pour dénoncer Marcel, mais j’aurais fait tout mon possible pour lui ouvrir les yeux et lui offrir une chance de corriger son comportement d’élu. Sur le point précis de la cocarde, je l’ai fait d’abord en évoquant le problème dans sa généralité, à plusieurs reprises. Resté sourd, je l’ai interpellé publiquement. S’il reste encore sourd à mon discours, c’est à vous, nous tous collectivement de trouver les moyens de faire atterrir des politiques déconnectés. Ou pas. Mais là ça vous regarde : je crois avoir fait ma part.

F.M. – www.bandolais.fr





Article précédent : Crash de bateau à Bandol

31 Commentaires

  • […] si j’ai bien fait un rappel encore récemment de quelques intimidations, globalement il faut reconnaître que les blogueurs bandolais jouissent d’une liberté de parole […]

  • […] : je promets un effet boomerang ! Là aussi, j’ai des billes dans ma musette. Quand Marcel lui-même a joué l’intimidation physique avec moi, je lui signalé que son sherpa n’avait pas eu de succès avec cette méthode sur moi. Il s’est […]

  •  » nous avons les élus que nous choisissons. »
    « S’il reste encore sourd à mon discours, c’est à vous, nous tous collectivement de trouver les moyens de faire atterrir des politiques déconnectés. Ou pas. Mais là ça vous regarde : je crois avoir fait ma part. »

    Malheureusement, Fred, je ne crois pas que tu puisses te résoudre à quoi que ce soit.
    Comme toi je n’y arriverai jamais.
    Si peut-être, lorsqu’un jour nous aurons à faire à de vrais politiques et non pas à ces pantins que nous voyons parfois s’agiter pendant nos conseils municipaux.

    Nous avons les élus que nous méritons, et j’ai voté pour Marcel Bogi et Christian Palix.

    NDC: quand tu as les nerfs, je comprends mieux ce que tu écris! 🙂
    Bonne journée.

  • Et j’ai lu jusqu’au bout !!! 🙂

  • Fred,
    A lire le dialogue de fin de conseil, que tu relates, et en fouillant dans mes souvenirs, je pense que Marcel Bogi n’a pas tort : il y a du y avoir un LOT de cocardes tricolores, à une certaine époque, sympathique d’ailleurs.
    Toujours est-il qu’après tes explications sur cet accessoire, sur un pare-brise, il risque, dorénavant de tenir du GIC (Grand Invalide Civique) ?!

  • @ Pierre :
    la cocarde est en vente libre, à titre d’objet de collection (comme pour certaines médailles et symboles des états).

    Ca ne change rien à la règlementation sur son utilisation, ni à la gravité du délit quand un juge est en charge de l’apprécier.

  • Fred,

    Eh beeee…

    Que de turpitudes exposées en quelques lignes…

    Un élu qui aborde « parce que cela lui plait », et éventuellement parce qu’il imagine en tirer un passe droit dans ses relations avec les autorités, un insigne qu’il n’a pas le droit de porter et qui se justifie en rapportant que d’autres le font aussi, pour finir par des menaces ?

    C’est bien cela ?

    Cette histoire n’est pas anodine si elle traduit une manière d’exercer son rôle d’élu.

    Dans ce cas, c’est effectivement aux électeurs à se reconnaitre ou non dans ces pratiques.

    Sinon tu pourrais simplement suggérer d’autres insignes à porter.

    Il y en a beaucoup qui sont disponibles et parfaitement autorisés.

    Celui là n’est pas le moins connu, et son prestige est quasi universel :

    http://www.theodocle-fion.com/_medias/sticker.tif

    Jacques

  • … et pour poursuivre dans l’humour…

    http://www.youtube.com/watch?v=EXm2PKRdhz4

  • Bonsoir,
    si vous voulez des tarifs de groupe:

    pour les voitures http://www.hellopro.fr/cocardes-2012678-fr-1-feuille.html
    et pour les Zélus http://www.hellopro.fr/insignes-pour-elus-2013061-fr-1-feuille.html

    et si vraiment ça ne suffit pas,il y a l’affaire du siècle:

    http://www.boutique-jourdefete.com/themes-de-fete-et-decorations/articles-supporter/tricolore-bleu-blanc-rouge/perruque-tricolore-maxi.html

    Profitez mais il n’y a pas de « soldes » mais il y a beaucoup de modèles!
    GR

  • @ Guy :
    je sais pas s’il faut trop pousser au crime… le chef d’inculpation ne relevant pas de la plaisanterie : délit qui peut aller jusqu’à l’usurpation de signes réservés à l’autorité publique…

    Si des petits malins s’amusent à jouer avec ces symboles et tombent sur un agent des forces de l’ordre qui aurait aussi peu d’humour que moi, ça peut faire cher la blague.

  • Rebonsoir Fred,
    j’ai lu attentivement la liste des personnes aptes à arborer une cocarde sur un véhicule et j’ai été surpris car ayant travaillé au cabinet du préfet maritime,ce dernier avait demandé expressément de gréer sa voiture et il n’y avait pas droit.
    Tous ces signes « de richesse » ne sont pas demandés par tous les hauts fonctionnaires:il y en a qui jouissent quand ils roulent avec les plaques étoilées,le fanion,le gyrophare, la ….cocarde, phares allumées et quand ils remontent un sens interdit à vive allure sous escorte motocycliste alors là c’est le panard assuré!d’autres s’en contrefoutent et appliquent le vieil adage: »pour vivre heureux vivons caché! »
    Une simple question « d’ego » je crois.
    En tous les cas la personne dont je parle n’a jamais été inquiétée même si elle s’est faite choper à 160 km/h au lieu de 90 avec une voiture de fonction pendant ses vacances…
    Bonne soirée
    GR

  • Hum… Si j’en crois wikipedia:

    « Le préfet maritime, une autorité civile

    Délégué du gouvernement, le préfet maritime est le représentant direct du Premier ministre. Investi d’un pouvoir de police générale, il a autorité dans tous les domaines où s’exerce l’action de l’État en mer, notamment :

    la défense des droits et intérêts nationaux, particulièrement dans les zones sous souveraineté ou sous juridiction française (mer territoriale, zone économique exclusive) ;
    le maintien de l’ordre public ;
    le secours et le sécurité maritime ;
    la protection de l’environnement ;
    la lutte contre les activités illicites en mer (pêche illégale, trafic de stupéfiant, migration clandestine, piraterie…).

    Il coordonne l’action en mer des administrations et la mise en œuvre de leurs moyens (marine, affaires maritimes, douanes, gendarmerie…).

    Une personne, mais deux fonctions bien distinctes
    « L’officier général de marine qui exerce les fonctions de préfet maritime exerce également les fonctions de commandant de zone maritime et commandant de région maritime. En tant que commandant de zone maritime et sous l’autorité du chef d’état-major des armées (CEMA), commandant opérationnel, il est appelé, normalement, à assurer le contrôle opérationnel des forces déployées dans sa zone de compétence, sauf si un autre officier général a été désigné à cet effet.

    Ces fonctions militaires sont bien distinctes des fonctions de préfet maritime, pour lesquelles il relève du Premier ministre, et non du ministre de la Défense.

    et en ce qui concerne Toulon:il est le Commandant en chef pour la Méditerranée. »

    Et cela rentre semble-t-il dans les cas prévus par le décret:
    en tant que représentant du premier ministre (donc préfet, autorité civile ) il peut arborer la cocarde…

    « 7° Les préfets dans leur département ou dans les collectivités territoriales de Mayotte et de Saint-Pierre-et-Miquelon, les sous-préfets dans leur arrondissement, les représentants de l’Etat dans les territoires d’outre-mer.

    et en tant qu’officier général….
    Les véhicules des officiers généraux portent, dans les conditions prévues par les règlements militaires :

    1° Des plaques aux couleurs nationales avec étoiles ;

    2° A l’occasion des cérémonies ou missions officielles, des fanions aux couleurs nationales avec ou sans cravates. »

    Voilà pour l’aspect juridique…

    Pour le reste, le plus corrosif dans ce genre de situation… c’est l’humour….

    ——————————-
    NDLR : c’est ce que je disais dans mon billet. Ah si seulement on avait les guignols ou un Laurent Gerra pour traiter nos affaires bandolaises… Au moins on se marrerait, et il y a quelques caboches qui désenfleraient taf taf.

  • Bonjour PK,
    je connais ces règles puisque je les ai connues par coeur pendant 5 ans!
    Ce que je voulais souligner c’est qu’en fonction de la personne assise à l’arrière droit les signes extérieurs de richesse diffèrent:pour certains c’est un carcan,pour d’autres c’est plus efficace que le Viagra!
    Bonne journée
    GR

  • Du temps où j’étais policier, une cocarde ne m’a jamais fait peur, et je n’ai jamais tremblé.

    J’ai rencontré nombre de « petits élus » qui pensait avoir un tapis rouge et aie !!! surprise

    A l’abus de pouvoir, une réponse : la fourrière et quelques heures de perdues.
    Voilà comment j’exerçai mon travail, considérant que tout le monde doit rendre des comptes face à la Loi.

  • MUCH ADO ABOUT NOTHING

    ———————————
    NDLR : en effet, ce n’est qu’une question de principes. Mais c’est nécessaire à l’hygiène mentale.

  • citation populaire mais néanmoins d’ ARISTOTE, « ὁ ἄνθρωπος φύσει πολιτικὸν ζῷον  »
    L’homme est par nature un animal politique.
    et ton homme politique semble être un sacré bestiaux, il devrait relire un peu de ROUSSEAU.
    « Ce passage de l’état de nature à l’état civil produit dans l’homme un changement très remarquable, en substituant dans sa conduite la justice à l’instinct, et donnant à ses actions la moralité qui leur manquait auparavant. C’est alors seulement que la voix du devoir succédant à l’impulsion physique et le droit à l’appétit, l’homme, qui jusque-là n’avait regardé que lui-même, se voit forcé d’agir sur d’autres principes, et de consulter sa raison avant d’écouter ses penchants. Quoiqu’il se prive dans cet état de plusieurs avantages qu’il tient de la nature, il en regagne de si grands, ses facultés s’exercent et se développent, ses idées s’étendent, ses sentiments s’ennoblissent, son âme tout entière s’élève à tel point que si les abus de cette nouvelle condition ne le dégradaient souvent au-dessous de celle dont il est sorti, il devrait bénir sans cesse l’instant heureux qui l’en arracha pour jamais, et qui, d’un animal stupide et borné, fit un être intelligent et un homme. »

    — Du Contrat social ou Principes du droit politique ; Livre Premier, Chapitre VIII2.

    BISES MON FRED

  • Vous me dites si je me trompe en lisant cet extrait de Rousseau que nous envoie Titi:

    Il veut dire que l’homme se grandit en faisant de la politique?

    ————————————
    NDRL : euh… une deuxième lecture s’impose.
    Y’a de ça, mais la citation est beaucoup plus riche de sens… Disons qu’il pourrait se grandir, sous conditions… pas toujours bien respectées (mais je laisse à d’autres le soin d’une exégèse plus limpide – je ne suis pas grand spécialiste de la philo ni de Rousseau).
    Plusieurs lectures au calme devraient permettre d’en tirer tout le sel, qui rend soudainement mon article très très soft… (Rousseau est féroce)

  • Mon mutisme sur les blogs de ces derniers temps ne peux le rester ce soir en lisant ces lignes.
    Cette histoire de cocarde est la preuve que contrairement à ce que l’on pense, la vie politique communale est à l’image de la vie politique nationale: La pluspart des politiques sont sur la brèche lors des élections pour se récupérer un peu de bénéfices personnels, des avantages par ci et des passes droits par là !Mais je ne pense pas qu’ils soient vraiment au courant des affaires de la ville !
    Je reste cependant ( et heureusement ) optimiste, j’attend encore l’élu qui prendra son rôle à coeur et ne se croira pas au dessus des lois et des citoyens qu’il représente……..
    Notre meilleure arme pour leur dire stop c’est de soutenir les blogs qui parlent sans peur de représailles, et donc je fais ce petit texte pour dire à fred et Christian que malgré les « mochetés » que l’on voit aux CM (entre autre ) il faut rester présent et faire savoir à tous comment nos politiques pratiquent la république!

  • @Christine :
    Je ne sais pas si Octave Maurel ou Lucien Grillon ont goûté aux honneurs, ou même s’ils les ont cherchés.
    Mais voilà des hommes qui ont gagné la postérité, avec leurs noms baptisant une école ou une place : faut croire que les bandolais avaient de quoi se sentir reconnaissants. Donc, des hommes à la hauteur, Bandol en a connu, et en connaîtra certainement encore, en tous cas on peut l’espérer.

    Dans les hommes et femmes qui ont dirigé la ville depuis quelques années ou décennies, je ne sais pas s’il en est qui mériteront qu’on affuble un square de leur patronyme, mais je ne suis pas historien non plus pour décider des statues.

    Quoi qu’il en soit, merci pour les encouragements: on blogue pour vous, pour les principes, et une certaine idée de l’équilibre des pouvoirs. Si vous en avez conscience, une bonne part de l’objectif est déjà atteint.

  • Rousseau ne parle pas là que de politique, mais généralement de civilisation.

    En rejoignant la société, en fondant cette civilisation, ce qu’il appelle passer de l’état de nature (le « sauvage ») à l’état civil de l’homme, il se grandit en remplaçant la satisfaction de ses besoins égoistes par les valeurs de droit et de devoir.

    Il s’élève donc.

    Mais qu’il arrive aussi que les abus de cette nouvelle condition le conduise a être finalement pire que sa condition initiale de « sauvage ».

  • C’est bien ce que j’avais compris, et justement à propos de ça, je me demandais si pour résoudre certains des problèmes que peuvent rencontrer les hommes qui se vouent à la vie publique, si un des moyens de supprimer certains inconvénients, serait de limiter les mandats à une seule représentation.
    De la sorte que, chacun de la majorité ou de l’opposition n’aurait plus comme seul soucis de dénigrer le travail de celui en poste donc de perdre un temps très précieux, mais au contraire de l’aider du mieux possible pour que la collectivité se porte bien.
    Ainsi, celui qui ferait le meilleur travail se verrait propulser en tête pour prendre la place du leader.
    Même si ce n’est pas inscrit dans les textes, que pensez-vous si le futur maire s’engageait à ne faire qu’un seul mandat?

    Qu’en pensez-vous Docteur? 🙂

  • Je croiis aux vertus de la démocratie.

    L’électeur est assez grand pour savoir si un élu doit être reconduit ou pas.

    Pourquoi limiter le nombre de mandat si l’élu est particulièrement talentueux ?

    Dans ton entreprise, ton mandat n’est pas limité. Tant que tu es bon, tu continues. Si tu deviens mauvais, tes clients se barrent, et tu ne continues plus.

    Il y a eu quelques maires historiques dans chaque ville. Hubert Dubedout à Grenoble, Georges Frêches à Montpellier, Gaston Defferre à Marseille, Jacques Chaban Delmas à Bordeaux, Philippe Seguin à Epinal et tellement d’autres. Ils ont chacun marqué leur ville.

    Pourquoi aurait-il fallu limiter leur mandat à un seul ?

    Je pense au contraire qu’il est bon qu’un maire s’installe dans la durée, afin de pouvoir développer une vision à long terme.

    Effectivement, quand même, il y a une limite, c’est l’usure du pouvoir. Au bout d’un moment, cela commence à tourner en rond, et le meilleur finit toujours par se faire battre, s’il n’est pas mort avant dans son fauteuil.

    Mais les vrais dégats sont souvent faits par les maires qui ne restent pas. Qui sont battus dès la fin de leur premier mandat.

    Alors, si tu veux interdire quelque chose, interdit la médiocrité !

    Mais tout n’est pas de la faute des maires.

    La citation de Rousseau ne concerne pas que les élus, mais aussi leurs électeurs.

    Certains résultats d’élection ne peuvent se comprendre qu’en analysant l’intérêt personnel qu’avaient une majorité d’électeurs à voir leur candidat élu.

    Ben oui, est-on certain de ne penser qu’à l’intrérêt commun lors que l’on met son bulletin dans l’urne ? Est-ce que l’on ne regarde pas, avant ou aussi, l’avantage que l’on pourra tirer personnellement de cette élection ?

    Quelle chance aurait un candidat qui viendrait avec comme seul programme le respect des valeurs de Rousseau, le droit et le devoir ? Aucune, parce que cela n’est pas un programme, mais devrait être une exigence des électeurs eux mêmes.

    On en est loin.

    Jacques

  • Fred
    Au delà, du port illégal de cette cocarde, as-tu des éléments la partie de ton réquisitoire anti-M Bogi, sur les passe-droits qui en auraient été retirés. Si j’en crois, l’intervention de jluc, il en faut un peu plus pour impressionner les forces de l’ordre.
    Moi, qui ai pu voir ces cocardes, derrière des pare-brises, pour laisser les priorités aux autres automobilistes et aux piétons, je me demande, si bien des citoyens, automobilistes anonymes, ne feraient pas bien de s’inspirer de cet exemple de respect du code de la route et de la courtoisie, donnés par des élus.
    Reste le côté «amigar»de l’histoire . Et au delà de l’illégalité que je réprouve, je constate qu’à Bandol, les bandolais par le sol (parce qu’ils y habitent), par le censitaire (parce qu’ils y paient des impôts), par le sang (parce que leurs parents ont habités Bandol), par la culture (parce qu’ils sont allés à l’école à Bandol), par le mariage … le côté pagnolesque dérange ; quitte, à être un «tantinet» provocateur, moi pas ! Au delà de l’incivisme que je réprouve, sans ambiguité, je suis reconnaissant, quelque part, à celui qui nous a fait croire que cette cocarde «des plus hautes autorités» était la marque des élus municipaux ; Ah Bandol et son exception culturelle -)
    Visiblement, il n’y a pas beaucoup de bandolais, qui sont les habitants d’une petite ville balnéaire Provençale par leurs tripes ou dans leur «tronche» et leur coeur. L’avenir réservé à cette particularité culturelle, se cantonnera bientôt à la sensiblerie devant une photo noir et blanc, jaunie par le temps, un pèlerinage culturel à un musée «Pagnol» avec son directeur diplômé d’une université parisienne et ses employés locaux ou placés de la Culture, un beau discours de Bobo tard dans un cine-club,…. Ca évitera un effort d’insertion à certains nouveaux arrivants, c’est certain !
    Sur un blog où tant de commentateurs se complaisent dans la lâcheté de l’anonymat, j’aurais bien aimé que tu n’omettes pas le courage (si rare) d’exposer son véhicule, avec la marque distinctive d’un élu, dans une ambiance délétère vis-à-vis de tout ce qui réussit notamment en politique. Plutôt que Rousseau et son mythe du bon sauvage, peut-être faudrait-il relire Voltaire et l’affaire Callas !
    Je suis heureux que nos élus, opposants de M Bogi, ne se soient pas abaissés à l’exploitation politique d’une affaire de ce niveau : c’est à l’honneur de ceux qui sont des citoyens avec le plus d’avoir été élus. A mon avis il pourrait y avoir plus grave que cette histoire «cocardière».
    Merci de rester neutre par rapport à nos élus actuels, mais à mon avis il n’était nul besoin de remonter loin dans le XXeme siècle, pour y chercher des exemples d’enseignants radico-socialistes, ce millénaire a commencé avec un maire, c’est à dire un homme à la vocation de servir sa ville et sa communauté, dont l’intégrité n’a jamais été mis en doute, certes il était médecin (comme quoi il est des hommes qui est le sens de plusieurs vocations quand tant n’en ont pas ou seulement celle de se faire mousser dans des conversations de comptoir) et RPR
    Au delà du courage, de l’abnégation et du talent dont tu fais preuve dans la tenue de ton blog, face aux réactions neo-poujadistes, à l’engouement de certains oisifs pour d’éventuelles dénonciations voir délations,… que suscitent tes numéros de «schtroumpf à lunettes», ne penses tu pas, être contre-productif, parfois par tes outrances, pour le dialogue démocratique ?
    Le modéré, que je pense être, est excessif dans ces contre-argumentaires, face aux exces de «communément admis» virtuel, et aux «blogiltiquement correct des milieux spécialisés», merci Fred on en a déjà discuté ! Mais si quelques éléments pouvaient faire réfléchir et relativiser, sourire ce ne serait, déjà, pas si mal ! On peut rêver ?

  • Frédéric METEY (Bandolais.fr)

    @ Jacques,
    Merci d’avoir rendu le féroce Jean-Jacques aussi limpide.

    Pour la démocratie, j’y crois plus modérément que toi, car selon le mot célèbre (de mémoire):
    C’est le pire des systèmes… À l’exception de tous les autres.

    Et l’état de nos démocraties occidentales confirme qu’il y a besoin de sérieusement bosser la question pour corriger ses dérives et problèmes actuels.

    Je crois à la limitation des mandats moi aussi, car les noms que tu cites comme Deferre ou Freche ne sont pas des modèles parfaits et sont largement aussi contestés qu’ils ont marqué favorablement leurs villes. Que Séguin ait été un bon maire d’Epinal, je veux bien le croire, mais je suis heureux que son talent ait été employé à la cour des comptes. Que les bons s’élèvent et servent plus grand et plus loin que leur seul périmètre local, et cela à 100%, je veux dire sans cumul de mandats. Un bon chef est aussi celui qui sait faire grandir ses hommes, les élever et partant, assure sa succession par des héritiers (on parle d’un plan philosophique) dignes de lui. Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables.

    Ne pas limiter la durée des mandats, c’est ouvrir la voie aux travers dont nous débattons. Déconnexion progressive de la réalité, ivresse du pouvoir, système pyramidal clannique qui se met en place, et pour tout dire clientélisme. Ce sont les limites de la démocratie pure, et sans les modalités régulatrices qui sont de plus en plus souvent évoquées dans les débats actuels qui dépassent notre cadre bandolais, c’est le travers inévitable des humains qui sont élus et de certains de leurs électeurs. Ajoutons les passages de Montesquieu sur la limitation du pouvoir.

    Si vraiment t’es un bon maire, tu dois pouvoir passer la main, monter à un autre échelon, et ne pas vivre sur une forme de rente politique locale. Tout ceci tient évidemment compte de ce que tu clarifies de Rousseau: à savoir que si rien ne s’y oppose, le risque est grand de voir l’électeur et l’élu mettre en place la rencontre de certains interets complémentaires qui finissent par tuer la démocratie. Et personne n’en sort grandi.

  • Ben oui, Fred, c’est le pire des systèmes à l’exception de tout les autres.

    Mais la démocratie n’a de sens que si tu acceptes l’idée que l’électeur peut se tromper.

    Bien sur qu’il faut quelques gardes fous, mais les limitations en tout genre ne traduisent au final qu’un manque de confiance dans l’électeur.

    Alors à aller dans ce sens, t’arrives vite au bout de la logique et tu sors de la démocratie (si tu ne veux pas que les électeurs se trompent, alors ne leur demande plus leur avis et décide tout seul).

    Je savais bien en citant Fréche et Defferre qu’il y avait de quoi tousser, bien que ce n’est pas vraiment en tant que maire que Fréche s’est illustré par ses dérapages, mais bien plus comme président de la région.

    Il avait du quitter la mairie en 2004 du fait de la loi interdisant le cumul des mandats. Va savoir si, sans cette loi, il n’aurait pas été battu aux élections suivantes ?

    Autrement dit, est ce que, finalement, la démocratie, dans le sens de la voix du peuple, n’aurait pas eu le dernier mot ?

    Quant à Defferre, Marseille lui doit les lignes de métro et l’aménagement des quartiers sud. On lui reproche son mode de gestion. Résultat : il n’a été réellu en 1983 qu’avec une loi électorale de circonstance qui lui permet d’être majoritaire en siège en étant minoritaire en voix, et aurait d’évidence été battu aux élections suivantes s’il n’était mort en 1986.

    Ce qui pourrait démonter que, dans ces deux cas, on aurait pu faire confiance aux électeurs…

    Autrement la simple démocratie peut suffire à éviter les excés. Après, bien d’accord avec toi. Un grand homme doit savoir passer la main, former la relève.

    Il y a un constat, l’exercice du pouvoir fait perdre les valeurs morales et conduit à tous les dérappages connus. C’est une généralité, mais chacun connait aussi un modèle d’élu qui est resté intègre, et ce même après quelques mandats.

    Il y a un idéal, celui de la démocratie, où tu met la souveraineté dans les mains des électeurs.

    Il y a un choix, celui de limiter les risques de dérives par des lois contraignantes (non cumul des mandats, limitation du nombre de mandats, age limite, conflits d’intérêts…).

    C’est une solution, mais elle n’est pas unique.

    Mon propos était juste pour dire que l’on peut aussi, par la transparence, par l’explication, allez, sans gros mots, par l’éducation civique, faire confiance à l’électeur.

    Qu’est ce que tu fais d’autre avec ce blog ? Est ce que ce n’est pas un pari sur le fait que d’informer l’électeur lui permet d’exercer un choix éclairé ?

    Dans le cas que tu évoque au départ, le port d’une cocarde illégale par un élu, tu met sur la place publique une dérive.

    C’est bien ça qui dérange l’élu. Que cela se sache.

    Il y a tellement de cas comme celui là où le problème n’est pas tant le fait que la connaissance publique de ce fait.

    Qu’est ce qui peut se passer ? L’élu renonce, et retire sa cocarde.

    Il peut aussi persister, faire un bras d’honneur à la loi républicaine, assener qu’elle ne concerne que les autres, appeler les mânes de Pagnol à la rescousse mais, au final, si le ridicule ne tue pas, l’électeur peut lui tuer une carrière politique.

    Jacques

  • bonjour Bandolais

    FRED c’est vraiment sympathiquement animé ton village et tout le monde à droit à la parole, il y a une certaine richesse et moultes intérêts car tout le monde n’aborde pas le sujet au même degré, bravo ! parce qu’en fait on s’en fout de la cocarde sur le pare-brise 😉 !
    alors pour votre week end, je vous propose :
    en premier lieu « On ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n’en fait pas davantage sans. »
    de André Malraux
    ou alors« Quelle triste chose que sur toute la terre les gouvernements soient toujours précisément aussi coquins que les moeurs de leurs sujets peuvent leur permettre de l’être. »
    de Alexis de Tocqueville
    et sur la limitation des mandat notez qu’ « Aucun roi de France n’aurait été réélu au bout de sept ans. »
    de Valéry Giscard d’Estaing

    Enfin FRED sache que « S’il est important de bien conduire un mouvement revendicatif, il faut aussi savoir le terminer. »
    de Maurice Thorez
    Extrait du Fils du peuple

    bises
    TITI

  • l’histoire de la gestion de bandol.

    pour rappel concernant la gestion communale de la succession des maires : l’histoire constate que bandol est une exception.
    le premier maire de la commune a été le curé paroissial elu à 90% dans la periode révolutionnaire anti clericale de 1789.
    au 19eme siecle a été elu pour une decennie le directeur scolaire 1881 1901 en entrant au 20eme siecle par un maire qui a fait un mandat de 1930 à 1965 ; il etait originaire de la commune.
    en 1965 est le debut des personnages venu de l’exterieur issu de l’aviation de 1965 à 1971 avec un 1er adjoint medecin d’origine corse (bapteme corniche Buonaparte) 1971 à 1977 avec1er adjoint corse –
    mandat de renouvelement 1977 un maire exterieur inconnu mais dans le conseil trois medecins : un corse, un alsacien, un provencal.
    puis mandat de 1983 un maire medecin venant de l’ exterieur de la ville voisine et son 1er adjoint medecin de la commune qui devriendra le maire en 1995 avec un adjoint medecin biologiste et un pharmacien.
    le 21eme siecle le maire est de nouveau dans l’aviation avec un adjoint medecin qui lui succedera au mandat suivant avec un para medical – En cours actuellement pour 2014 les informations des blogs envisage deux medecins pour le mandat 2014.
    l’histoire medical se perpetue au cours des decennies en conclusion à toutes reflexions :
    la premiere Loi de l’Histoire est de ne pas oser mentir ; laseconde de ne pas craindre d’exprimer toute la vérité -a bientot – Max

  • concernant la cocarde
    les maires en fonction de 1930 à 1965 le maire a été conseiller general je me souviens pas si la cocarde etait sur sa voiture personnelle ; depuis 1965 apparition de la cocarde tricolore sur le parebrise voiture personnelle – puis en 1977 à 1983 député maire / de 1983 à 1995 voiture de fonction du depute maire et conseiller general / de 1995 à 2001 maire et de 2001 à 2008 maire.
    de puis 1971 de nombreux elus municipaux avaient sur leurs voitures personnelles la cocarde tricolore – personnes n’avaient à ce jour trouvé a faire la remarque – il existe d’autres insignes de priviléges moins voyants pour obtenir des avantages administratifs.

    max

  • merci a titi pour ses citations. celle de Toqueville surtout ! Tellement d’actualité.

    Pour les cocardes synonyme de passe droit il n’y a pas si longtemps j’étais sur les listes des sympatisans de la police et on me sollicitait pour passer de la pub dans la gazette de la police ou je ne sais quoi d’autre. Entre autre argument on recevait un autocollant tricolore genre cocarde es qualité de membre sympatisant. Selon l’humeur du préposé le « passe droit » était ou non efficace mais ça entretenait un courant de sympathie.
    C’était surtout une manière de faire savoir qu’on était une modeste composante de la vie civile. Un p’tit gars du pays en quelque sorte, par opposition à un inconnu dont il convient de se tenir à distance avec la procédure règlementaire et la crispation inévitable.
    Un autocollant de la société nautique ou du club de scrable rempli le même usage. Je parle comme signe d’identification à un terroir, à un clan, à une culture donc à un univers social constitué qui présuppose la forte probabilité d’un dialogue détendu dans un monde ou personne ne connait personne tant il y a de brassage de population. Et c’est surement ce qui est le plus compliqué à gérer pour un « flic ». Demandez leur.
    moralité : les signes d’appartenance à un groupe ne sont pas significativement des passe droit mais permettent aux forces de l’ordre de travailler dans une ambiance moins crispée que d’ordinaire en meilleure connaissance de cause. N’oublions pas qu’ils sont à la fois juge et partie et que la plupart d’entre eux sont conscient de ce pouvoir et font de très gros efforts pour ne pas en abuser.
    Pehel